bd30ke
OLIVIER

OLIVIER

[Interview] Monter sa boîte en solo : ce qui marche et ce qui foire. Le témoignage de Florent Fouque de « Business d’Expert »

J’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui  pour cette interview, Florent Fouque qui a créé récemment le blog « Business d’Expert ». Sur ce blog, il partage avec vous des conseils pour transformer votre expertise en un business lucratif.

Il a d’ailleurs sorti récemment une formation au rapport qualité / prix absolument imbattable où il montre comment il  a généré près de 30 000 € de Chiffres d’Affaires avec un de ses produits d’information.  Il m’a fait découvrir en avant-première cette formation et j’ai été scotché par la qualité du contenu et la masse d’informations qu’il partage. Si vous voulez commencer à vraiment valoriser votre expertise, je vous recommande vivement d’y jeter un œil.

(Dans un souci de transparence, sachez que 1) Florent est un ami et  2) que je suis commissionné si vous passez par les liens de cet article pour acheter la formation. Donc certains d’entre vous pourraient penser que je fais du copinage et que mon seul intérêt de vous vendre sa formation.  Si vous suivez ce blog, vous savez que je ne suis pas du genre à vous faire de la retape pour des infos sans intérêt. Si je m’engage dans la promotion de ce produit, c’est que je sais qu’il sera profitable pour vous. )

Ceci étant dit, passons maintenant au thème de cet article : Quels sont les conseils à suivre pour monter sa boîte en solo ? J’ai eu la chance de suivre le démarrage de l’activité de Florent et je pense qu’il peut donner de très bons conseils à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure.

Après 1 an d’activité, Florent a :

  • réalisé plus de 100 000 € pour sa 1ère année d’activité
  • publié plus de 400 articles sur son blog
  • lancé 5 formations
  • positionné son site web excellence-operationnelle.tv comme une référence du secteur
  • va bientôt recruter son premier employé

Pas mal en seulement 1 an et en bossant en solo. Je le remercie donc vivement pour son témoignage et les conseils qu’il partage avec nous. Voici l’interview :

1 – Bonjour Florent, tu as créé ton entreprise il y a maintenant 1 an. Peux –tu nous dire ce qui t’a poussé à sauter le pas et nous présenter brièvement ton activité ?

Bonjour Olivier et merci de m’accueillir sur ton blog pour cette interview. Cela faisait plusieurs mois que mon job de consultant ne me plaisait plus. Je réalisais des missions que je n’aimais pas et j’en avais assez de travailler pour quelqu’un d’autre. En parallèle, j’avais monté 2 blogs et je m’étais intéressé de près au webmarketing. Quand je me suis rendu compte qu’on pouvait vivre de sa passion, je me suis lancé. J’ai quitté mon job de consultant rémunéré 3000€ net / mois et j’ai monté ma société d’édition sur la thématique de l’excellence opérationnelle. Cela regroupe tous les outils et les techniques qui permettent d’améliorer la performance des entreprises en améliorant la qualité des produits et des services tout en réduisant les coûts et les délais.

2 – Quel a été le déclic où tu as pris conscience que tu pouvais monter ta boite ?

Il y a eu deux choses… La première c’est le succès de mon livre « A la découverte du Lean Six Sigma » qui s’est vendu à plus de 1500 exemplaires. Ce point m’a rassuré sur le fait qu’on pouvait se positionner comme un expert même à 30 ans. Au final, c’est la valeur de l’information que l’on apporte qui importe et assez peu le nombre de cheveux blancs.

La deuxième, c’est la formation de Jean RIVIERE (WebmarketingJunkie) qui m’a fait permis de me projeter dans un business model rentable à long terme.

3 – Quels conseils donnerais-tu pour vaincre l’isolement qui est propre à l’entrepreneur solo ?

Cette question est très pertinente, car lorsque j’ai quitté mon job, je me suis retrouvé tout seul chez moi avec mon projet et du jour au lendemain, j’avais perdu toute ma motivation. Je me rappelle des derniers jours à travailler où je me disais « Quand je serai chez moi, je vais faire ça, ça et ça » et puis quand je me suis effectivement retrouvé chez moi, je n’avais plus le goût de ne rien faire. Le déclic s’est fait quand je me suis associé avec Olivier et Erwan, deux codirigeant d’une société de conseil. A partir de ce moment, j’avais un client à qui je devais rendre des comptes. Même s’ils m’ont laissé faire tout ce que je voulais et que je n’avais pas de compte à leur rendre, le fait de mener ce projet avec eux faisait que je devais avancer. A partir de ce jour, tout s’est accéléré sans que je ne me pose de question.

4 – As-tu des « trucs » particuliers pour garder la motivation et faire face aux moments de doute qui surgissent forcément lorsque l’on crée son entreprise ?

C’est certain qu’au démarrage les doutes sont très présents de même que les peurs. Ma façon à moi de les affronter est d’utiliser la pensée positive. Je pratique beaucoup l’autosuggestion. Je visualise les succès et je mets la barre toujours très haute sur chaque nouvel objectif que je me donne. Je ne suis pas du tout dans le critère Réalisable des objectifs Smart ! Je suis plutôt du genre à viser la Lune au risque de retomber dans les étoiles… ;-) Quand le doute est plus tenace, alors je prends l’air. Je sais que cela arrive, alors je vais dehors… Je m’oblige à faire une coupure.

5 – Parlons organisation maintenant. La surcharge de travail et le multitâche touchent tout le monde. Comment gères-tu ces deux « ennemis » ?

Effectivement, ce sont deux ennemis de poids. D’autant plus qu’on a beau les connaitre, on les subit quoi qu’il arrive. Aujourd’hui encore, j’ai  5 projets qui sont en cours de réalisation et que je n’arrive pas à sortir à cause du multi-tâche.

Pour avancer malgré tout, j’utilise deux outils. Le premier c’est l’inevitably thinking. Cela consiste à positionner une échéance non négociable. Par exemple, nous avons organisé un lancement du site avec une soixantaine de personnes. Cet évènement m’a obligé de mettre en place un formulaire de capture de mail sur mon site avec une séquence pour vendre un premier produit. Les enjeux sur cette soirée étaient tellement importants qu’il était impossible pour moi de passer à côté. J’ai aussi offert une formation en présentiel à mes clients. Du coup, cela m’a obligé à développer du contenu pour cette formation. Ensuite, je n’avais plus qu’à l’enregistré pour avoir un produit d’information.

Le deuxième outil, c’est le pilotage de mes tâches avec un scrumboard. Pour chaque formation que je réalise (ou chaque projet) je prends une feuille de paperboard que je sépare en trois colonnes. La première colonne concerne les tâches à faire. Je note une tâche par post’it. Chaque tâche doit pouvoir être réalisée en 1 fois. Au début du projet, tous les post’it sont dans la première colonne. Une fois que j’entame la tâche, je prends le post’it et le positionne dans la deuxième colonne « en cours » et une fois que la tâche est finie, je le mets dans la 3ème colonne « terminé ». Ce tableau me permet de suivre l’avancement de mon projet et surtout, cela m’oblige à ne pas démarrer plusieurs tâches en même temps. Voilà pour l’essentiel.

6 –  Si tu avais une baguette magique, qu’est ce que tu ferais différemment (ou pas) sur ta première année d’exercice ?

Tellement de choses ont été faites cette première année et j’ai également tellement appris. Je crois que le plus important à retenir est que l’on apprend en faisant. Quand on suit des formations, on sait ce qu’il faut faire, mais on n’en prend pas totalement conscience. En faisant, on comprend ce qui est important et ce qu’il l’est moins. C’est sûr qu’avec ce que je sais aujourd’hui, je ne m’y prendrais pas de la même façon.

D’ailleurs, je me lance sur une nouvelle thématique, celle de l’expertise, et je n’utilise pas du tout la même stratégie. Ce que je ferais différemment, c’est que je travaillerais davantage mes stratégies marketing à long terme. Quand je me suis lancé, je l’ai fait avec l’idée que chaque mois était crucial et que je devais enregistrer du chiffre d’affaires. Maintenant que je sais comment les choses se passent, il me semble évident qu’il est plus efficace de planifier de très longues séquences avant d’en tirer le fruit financièrement.

7 – Quels seraient les 3 conseils que tu donnerais aux  lecteurs qui veulent sauter le pas et se lancer dans la création de leur entreprise ?

Les 3 conseils que je donnerais ce serait :

  1. Trouvez quelqu’un avec qui vous lancer. Un premier client, un associé, … Qui vous voulez, mais il faut que vous ayez un client vers qui vous devrez vous tourner pour délivrer.
  2. Sous-traitez les tâches sur lesquelles vous n’apportez par le maximum de valeur ajoutée et celles qui vous ennuient. Personnellement, j’ai immédiatement sous-traité la partie Infographie et Développement et franchement je suis certain que c’est une des clés de la réussite.
  3. Voyez grand (si vous raisonnez petit, votre business restera petit. Si vous rechignez à investir dans des formations à plusieurs centaines ou milliers d’euros, alors votre business restera à quelques dizaines d’euros) et passer à l’action. N’attendez pas. Ne réfléchissez pas à faire le meilleur produit du monde. Faites un premier produit et apprenez. Apprenez à construire votre produit, apprenez à parler devant un écran, devant une caméra. Apprenez à penser la séquence marketing. Apprenez à rédiger votre page de vente. Passez à l’action et vous verrez que ce que vous devez apprendre rentrera tout seul.