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OLIVIER

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Construire un véritable business à partir d’une simple newsletter : L’exemple de MyLittleParis

mini-mlp (J’inaugure avec cet article une nouvelle série d’articles sur des idées marketing trouvées ici et là, dîtes-moi ce que vous en pensez dans les commentaires).
Si vous avez crée une newsletter pour votre business et que vous vous traînez à 32 abonnés dont 25 sont des adresses obsolètes, cet article est fait pour vous. Fondée il y a deux ans par Fany Pechiodat, la newsletter MyLittleParis compte aujourd’hui plus de 200 000 abonnés et emploie 12 personnes. Découvrez les secrets de cette newsletter à succès qui est aujourd’hui devenu un vrai business.

 

 

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Les newsletters, ça pue !

Comment devenir la papesse des newsletters alors que l’on déteste les newsletters ? C’est un peu ce paradoxe qui a conduit Fanny Pechiodat a crée MyLittleParis. Qui n’a jamais goûté à la joie de passer 1 heure à son retour de vacances à supprimer les 3 800 spams ne sait pas ce qu’est la vraie vie moderne. Dans l’esprit de la majorité des personnes newsletter = spam. Pourtant, regardons d’un peu plus près. Êtes-vous abonné à des newsletters ? Vous a-t-on forcé (la simple réponse à cette question mériterait un article entier ;-) ? Vous êtes certainement abonné à un petit nombre de newsletters qui présente un intérêt pour vous et que vous ouvrez systématiquement. Si vous l’ouvrez, c’est que vous pensez que vous allez trouver à l’intérieur quelque chose qui vous intéresse.

Ne trouvant pas son bonheur dans le déluge de mails insipides qui inondait sa boîte de réception, Fanny Pechiodat a donc décidé de créer la newsletter qu’elle souhaitait recevoir. La success story pouvait commencer : d’un premier mail envoyé à 50 de ses amies, la newsletter comptait 1 000 abonnés au bout d’une semaine, puis 10 000 en 6 mois pour aujourd’hui atteindre 200 000 inscrits.

Pourquoi ça marche ? Parce que c’est différent !

95% des personnes qui reçoivent la newsletter sont des femmes. Le contenu de la newsletter est axé sur une trouvaille du moment à Paris. Cela englobe à la fois des bonnes adresses mais aussi des idées insolites comme la meilleure table d’hôte sur les toits de Paris, le stand qui propose les meilleurs hot-dogs de la capitale, la bonne adresse d’un masseur de pied, le banc qui permet de voir le plus beau coucher de soleil sur la capitale, etc …

En plus de ce contenu très qualitatif et trendy, la newsletter se démarque par un design orignal. Ici, pas d’effet Photoshop mais les dessins tout en subtilité de l’illustratrice japonaise Kanako Kuno.

Ces différents éléments offrent un ton et une esthétique dans lesquelles les lectrices aiment se retrouver (dans les deux sens du terme). Ajoutez à cela un aspect de viralité et de bouche à oreille et vous avez entre les mains un cocktail explosif pour une newsletter à succès.

Et le business dans tout ça ?

Le business model de MyLittleParis est un business de média, c’est à dire que le Chiffre d’Affaires est généré par de la publicité. Une audience féminine et qualifiée de 200 000 personnes ça intéresse forcément des annonceurs. MyLittleParis offre donc une solution aux marques qui veulent aller sur le web de manière qualitative en proposant des formats sur-mesure.

Il existe également à ce jour 3 déclinaisons : une version pour les hommes qui s’appelle Merci Alfred et une version pour Lyon ainsi qu’une autre pour Marseille. La stratégie est ici de segmenter nettement les marchés plutôt que de tout mettre sur un site Internet unique et mélanger les lectorats.

Les leçons marketing à retenir pour votre business

1 – Vous êtes le meilleur client pour votre prochain business : Fanny Péchiodat a tout simplement crée la newsletter qu’elle souhaitait recevoir. Elle a comblée son propre besoin en se disant qu’elle ne devait pas être la seule à être frustrée de recevoir des newsletters pourries. Si vous ne vous sentez pas concerné par le problème que votre business essaie de résoudre, vous allez avoir du mal à convaincre vos clients ou partenaires.

2 – Le bonheur est dans la liste : L’idée de génie de ce business c’est d’avoir tout basé sur la newsletter. Qui dit newsletter, dit consentement du prospect pour recevoir vos informations. Une fois que vous avez réussi à obtenir cette permission de votre client, vous avez fait le plus dur. Contrairement à un site Internet classique où votre prospect va arrivé, souvent par hasard, fouiller un peu votre site, repartir et ne plus jamais revenir, la newsletter fonctionne de manière complètement différente. Avec une newsletter, c’est vous qui allez vers votre client. La clef, c’est d’apporter des informations pertinentes et de la valeur à votre client. Tant que vous répondez à ses attentes, il n y a pas de raison qu’il se désabonne. Mieux, avec une newsletter pertinente, vous allez créer un lien de confiance et de sympathie avec votre client. L’argent est dans la liste. C’est la formule que rebattent à longueur de journée les marketeurs Américains. En tout cas, ce qui est sur, c’est que la liste de diffusion est la nouvelle poule aux œufs d’or du business en ligne. Vous connaissez la morale de l’histoire de la poule aux œufs d’or, n’est-ce pas ? Agissez avec discernement et ne soyez pas celui qui tue la poule aux œufs d’or.

3 – Segmentez, segmentez, segmentez : MyLittleParis est une exemple stupéfiant de segmentation clients réussi. Une homme c’est pas comme une femme, donc on fait une newsletter spécial homme. Marseille, c’est pas Paris donc on fait une newsletter spécial Marseille. Lyon, c’est pas Marseille donc on fait une newsletter spécial Lyon. Pourtant le cœur du business et la logistique technique sont exactement les mêmes pour les 4 newsletters : fournir des idées urbaines dans l’air du temps avec comme support un service de newsletter.

4 – Être en veille : Le succès de la newsletter repose sur son contenu. Et qui fait ce contenu ? Ce sont les « dénicheuses ». Des personnes qui passent leurs journées à arpenter les rues des villes, à pousser des portes, à humer l’air du temps. Imaginez l’oeil affûté qu’elles doivent avoir à se focaliser ainsi sur la recherche de LA bonne adresse. Et vous avez-vous mis en place une veille sur votre secteur d’activité. Quelles sont les 3 tendances à venir de votre marché. Si vous ne pouvez pas répondre à cette question, il est temps de professionnaliser votre veille.

3 petites questions pour finir :

– Connaissez-vous un dessinateur ou un graphiste de talent à qui vous pourriez faire appel ?

– Si vous vendez un produit ou un service, quelles sont les 3 questions les plus fréquentes que se posent vos clients avant d’acheter. Pouvez-vous utiliser les réponses à ces questions pour en faire un contenu de newlsetter ?

– Si vous êtes un homme : avez-vous déjà ouvert un magazine féminin ? Si vous êtes une femme : Avez-vous déjà fait attention aux publicités diffusées à la mi-temps d’un match de foot ?