mini-piques
OLIVIER

OLIVIER

89 piques politiques à picorer

mini-piquesOn peut les trouver consternantes, énervantes ou déprimantes, les petites phrases sont une réalité du monde politique actuel. Elles font partie de l’arsenal de l’art oratoire qu’utilise le personnel politique pour attirer l’attention. Certaines sont savamment préparés, d’autres instinctives. En tout cas, elles jouent un rôle important pour influencer les électeurs. Voici une sélection de 89 petites phrases plutôt drôles (plus ou moins volontairement) extraites du prix de l’humour politique.

Cette idée d’article m’est venue en visionnant ce passage de Dominique de Villepin chez Laurent Ruquier dans l’émission « On est pas couché ». La réponse de Villepin m’a littéralement scotché par la manière dont il réussit a dézinguer ces deux adversaires politiques.


 

Catégorie « Les lucides »

– Le vrai changement au PS, ce serait de gagner. (Bertrand Delanoë – 2009)

– Je suis peut-être nul, mais le ministre, c’est moi (Pascal Clément – 2007)

– Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit (Ségolène Royal – 2005)

– J’ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d’erreur, c’est parce que je n’ai pas eu le temps (Michel Crépeau – 1998)

– Villepin fait tout, je fais le reste (Renaud Muselier – 2003)

– Pour ce que j’avais à faire, je n’avais pas besoin de diplôme (Christine Deviers-Joncour – 2003)

– À mon âge l’immortalité est devenue une valeur refuge (Valéry Giscard d’Estaing, reçu à l’Académie française – 2004)

– Mettre une taxe sur des billets d’avion qu’on ne paye jamais, c’est un comble pour un président (Odile Saugues, député PS – 2006)

– Ils vont s’apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu’au bout (Dominique de Villepin, en pleine crise du CPE – 2006)

– C’est la première fois qu’un déserteur passe ses troupes en revue (Pascal Terrasse à propos de Lionel Jospin – 2006)

– Je suis pour un gouvernement d’ouverture, y compris aux Sarkozistes, c’est tout dire. (Patrick Devedjian – 2006)

J’ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop (François Bayrou – 2007)

– Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier ministre (Jean-Louis Borloo – 2007)

– Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française (François Goulard)

– Il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche pour dire des conneries. (Lionnel Luca)

– Je veux bien qu’on fasse un remaniement, mais on manque de stock (Claude Guéant – 2010)

– Nous allons bientôt avoir davantage de candidats à la candidature (à d’éventuelles primaires) que de militants à la militantude. (Guillaume Bachelay, secrétaire national du PS)

– C’est la dernière station-service avant le désert. (Arnaud Montebourg, avant le conseil national du PS, le 9 juin, deux jours après l’échec aux européennes)

Catégorie « Les involontaires (ou pas) »

– Mes idées n’ont pas pris une ride (Arlette Laguiller)

– Je trouve qu’on a tellement de choses à se mettre dans la tête qu’il est inutile de s’encombrer le cerveau (Nelly Olin, ministre de l’écologie – 2006)

– Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare (Dominique de Villepin – 2006)

– Le plan sécheresse n’est pas un arrosage (Henri Nallet, Ministre de l’Agriculture – 1990)

– Votre peuple a eu l’intelligence de vous élire deux fois (de Valéry Giscard d’Estaing à Benazir Bhutto – 1995)
– Même en avion, nous serons tous dans le même bateau (Jacques Toubon – 1989)

– Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent (Jean-Louis Debré à propos de la Corse – 2004)

– La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande (Roselyne Bachelot-Narquin – 2004)

– J’écoute ceux qui manifestent mais j’écoute aussi ceux qui ne manifestent pas (Dominique de Villepin, à propos des manifestations anti-CPE – 2006)

– Je ne parlerai ni des attentats ni des incendies, je ne parlerai que de la Corse qui travaille (Ségolène Royal en visite en Corse – 2006)

– C’est un combat essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays (Dominique de Villepin – 2008)

– Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires (François Bayrou, le soir de sa défaite aux municipales – 2008)

– Je voulais voir les Antilles de vive voix (Bernard Laporte, en Guadeloupe – 2008)

– Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ? (Christian Estrosi en Guyane – 2008).

– Dans les vestiaires, nous n’avions qu’un mot: énorme! (Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Sports, après la victoire des handballeurs français aux Championnats du Monde)

Catégorie « J’aurai mieux fait de fermer ma g … ce jour-là »

– J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale (Jacques Chirac – 1997)

Catégorie « Le bon sens près de chez vous »

– La droite et la gauche, ce n’est pas la même chose (Pierre Mauroy – 1989)

– Quand le moment est venu, l’heure est arrivée (Raymond Barre – 1989)

– La meilleure façon de résoudre le chômage, c’est de travailler (Raymond Barre – 1997)

– Que l’on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l’endroit où elle se trouve (Michel Barnier – 2005)

– Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints (Jean-Pierre Raffarin – 2005)

– Quand on va m’entendre et que l’on va me voir, ça va se voir et ça va s’entendre. (Philippe de Villiers – 2007)

Catégorie « Ils ont osé »

– Je ne suis candidat à rien (Nicolas Sarkozy). Prix de l’humour politique 2005 !!!

– Je suis l’homme le plus honnête du monde (Patrick Balkany – 2010)

– La contraception doit avoir ses règles (Bernard Kouchner – 1998)

– Il doit bien rester un angle de tir pour la paix (Bernard Kouchner – 2003)

– Elle est sortie de mon orbite affective (Roland Dumas, à propos de Christine Deviers-Joncour – 2003)

– La France, c’est la Tour Eiffel et Jacques Chirac (Michèle Alliot-Marie – 2007)

– Je ne suis pas un expert du 12ème arrondissement, mais je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris. (Arno Klarsfeld – 2007)

– Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo (Christine Lagarde – 2008)

– Le bobsleigh, c’est comme l’amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après (Roselyne Bachelot à la suite d’un tour en bobsleigh – 2008).

– Le chef de l’État appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C’est la preuve de la qualité de leurs relations. (Luc Chatel – 2009)

– J’ai inspiré Obama et ses équipes m’ont copiée. (Ségolène Royal – 2009)

– Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne auprès des cons. (Georges Frêche)

Catégorie « Je t’aime, moi non plus »

– Parler de social à Nicolas Sarkozy, c’est comme parler de cinéma à une caméra de surveillance. (Laurent Fabius)

– Je connais bien Dominique Strauss Kahn : je l’ai mis en examen. (Eva Joly)

– Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait. (Jean-Pierre Chevènement – 2207)

– Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près (Jean-Pierre Raffarin, sur Ségolène Royal – 2006)

– Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents (Malek Boutih secrétaire national du PS à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d’été du PS – 2005)

– Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l’auraient appelé Sarkozy (Robert Hue)

– C’est l’union d’un postier et d’une timbrée (Dominique Strauss-Kahn, à propos de l’alliance LO-LCR)

– Ça ne doit pas être facile pour Benoît Hamon d’être porte-parole d’un parti qui n’a rien à dire. Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP

– En 1974, les Français voulaient un jeune : ils ont eu Giscard. En 1995, ils voudront un vieux : ils auront Giscard (Philippe Séguin – 1990)

– Je me demande si l’on n’en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard. (toujours pour André Santini – 1996)
Avec Delors, les socialistes passent de Léon Blum à Léon XIII (Philippe Séguin – 1995)
– Je ne suis pas sûr qu’on prenne de la hauteur en montant sur une table (François Baroin, à propos d’un incident de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur – 1995)

– Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi (François Goulard – 2003)

Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure. (Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Begles – 2004)

– Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C’est pour cela que je l’ai chaudement encouragé à se retirer (François Hollande – 2007)

– Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner (Xavier Bertrand – 2008)

– Il m’a fait l’impression de l’amant qui craint la panne (Ségolène Royal à propos de François Bayrou qui refuse que Mme Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux tours de la présidentielle ; des journalistes étant à l’affût au bas de son immeuble – 2008).

– Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel (Nadine Morano) et J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore. (Réponse de Fadela Amara – 2008)

– Tu as prévu de filer les clés de l’UMP à Xavier Bertrand, tu devrais en garder un double. (Jean-François Copé – 2009)

– François Fillon a tellement de qualités qu’il mériterait d’être Premier ministre (François Goulard – 2010)

Catégorie « En mode jeu de mots »

– La Royal a coulé la Marine. (Pierre Lellouche – 2007)

– François Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus (Alain Juppé – 1989)

– Ce n’est pas parce que nous sommes un parti charnière qu’il faut nous prendre pour des gonds (Hervé de Charette, à propos du parti PPDF, fusionné depuis dans l’UMP – 1997)

– Je ne suis pas l’Arabe qui cache la forêt (Azouz Begag – 2006)

– Je préfère dire voici mon projet que mon projet c’est Voici[6] (Laurent Fabius à propos de Ségolène Royal, lors d’une interview accordée à l’Express, le 24 aout 2006)

– Une touche de rose, vert, rouge : c’est le retour de la gouache plurielle. (Luc Chatel)

– Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants. (Najat Vallaud-Belkacem)

– Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air (Xavier Darcos à des élus PS – 2004)

Catégorie « Joli ! »

– Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland (André Santini – 1990).

– Mgr Decourtray n’a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l’index (André Santini – 1990)

– Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n’est pas loin de l’avoir (André Santini – 1995)

– Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à l’Assemblée nationale (Laurent Fabius – 1997)

– On était dans un appartement avec une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair (Patrick Devedjian, sur la dissolution – 1997)

– Ce n’est donc pas un groupe politique, c’est un accélérateur de particules (François Gerbaud, à propos du groupe UMP du Sénat, présidé par le duc de Rohan, co-vice-présidé par le marquis de Raincourt et Xavier Galouzeau de Villepin)

– Cette année, les corbeaux volent en escadrille (Jean-Pierre Chevènement, mis en cause dans l’affaire Clearstream – 2006)

– Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite (Patrick Devedjian, citant Yvan Audouard – 2006)

– Souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture (Josselin de Rohan – 2008)

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